La
période préhistorique
– Des objets en céramique appartenant à un petit village de pêcheurs
ont été retrouvés sur un emplacement légèrement surrélevé appelé Plece,
ce qui prouve que l’espace entre la rivière Sunja et la Save étaient déjà
habité.
Occupation des
provinces illyriennes - L’Empire
romain a combattu les peuplades ilyriennes depuis le troisième siècle
av. J.-C. L’Empereur Octavius Augustus célébra la victoire triomphante sur
les Illyriens en 27 ap. J.-C.
La même année, les provinces illyriennes vaincues et pacifiées
devinrent des provinces sénatoriales. La mobilité des armées étant une
question vitale pour l’Empire, deux importantes voies romaines furent bâties
sur le territoire de Sunja. Une voie reliait Siscia (Sisak) à Sirmium
(Srijemska Mitrovica) et l’autre, reliait Siscia à Salona (Solin).
1334 – Un diacre nommé Jean a compilé une liste des paroisses sous
l’autorité de l’archiduché de Zagreb. Il apparaît que Greda était déjà
enregistrée sous le nom de « ECCLESIA SANCTI NICOLAI DE GREDA ».
1526 – Avant que son armée ne fut défaite à Mohac, le roi Louis II
avait cédé la paroisse de Greda au conte Petar Keglevic de buzim.
1556 – A la suite d’assauts répétés et de vagues dévastratrices qui
entrainèrent la chute fatale de Kostajnica, les envahisseurs turcs
devinrent les maîtres absolus de la région. Une grande partie de la population
périt ou s’exila dans des contrées plus clémentes (à Gradisce
notamment) à la suite de ces combats violents.
1683-1699
– A la suite de leur défaite, les Turcs doivent accepter les conditions du
traité de paix de Karlovac. La frontière entre la Turquie et l’Empire
Austro-Hongrois fut établie sur la rivière Una. Les territoires bordant
la Save et la Sunja, désertés depuis longtemps, allaient bientôt accueillir
de nouveaux habitants qui commencèrent à s’établir sur les
terres vacantes.
La famille noble des Keglevics qui possédait déjà des terres
autours de Sunja depuis 1526, fut la force motrice du repeuplement des terres
par des cultivateurs disséminés dans des régions de la haute Posavina
(lekenik, Pescenica). Ces paysans disséminés retrouvèrent un foyer dans
les villages de Bistrac, Selisce, Letina Gornja et Donja, Gradusa, Zreme, Krivaj
et Greda. Un autre afflux d’immigrants originaires de Bosnie – Croates
originaires de Bosnie et parlant le dialecte stokavien - , s’installèrent
à Bobovac, Staza, Hrastovac et Vedro Polje.
Cette région était gouvernée par le parlement croate (sabor) et le ban (à
la tête du territoire). En outre, par l’influence de généraux
autrichiens, un autre peuple vint s’installer, les Valaches qui s’implantèrent
sur la colline Zrinska Gora et les pentes descendant vers les régions sous
domination turque. De ces mouvements de population résulte une composition
ethnique complexe de la région.
1716 – La paroisse est installée à Sunja. Du temps du règne
de marie Thérèse d’Autriche (1740-1780), Sunja accédat au statut de
territoire royal libre. Maintenant que les hostilités ont pris fin, les
habitants de Sunja commencèrent à mettre en place une économie
locale.
1802/1803 – Une école est mentionnée pour la première fois
à Sunja. Cette école fonctionna sans discontinuer de 1827 à nos
jours.
1822 – Début de la construction de notre église paroissiale. Une
ancienne église de bois près du Koravec voit sa fin.
1825 – Consécration de la nouvelle église.
1881 - Début du trafic ferrovière dans la région, avec une
évolution de Sunja vers une petite ville où se développent les services administratifs, de direction, ainsi que le
commerce et l’artisanat.
1895 – La brigade des pompiers volontaires de Greda voit le jour.
1907 – La fanfare de la brigade des pompiers est formée.
1912
– l’artisannat et le commerce sont dirigés par le professeur Ivan Lackovic
qui est à l’origine de l’école d’arts et de commerce.
1927
– Le premier club de football SK « Sunjski » est fondé.
Avant
la Grande Dépression
(1929-1933) qui affecta aussi la région de Sunja, de nombreuses institutions,
associations, commerces et services ont vu le jour : une école primaire de
quatre niveaux scolaires, une école d’art et de commerce, un office
paroissial, une autorité municipale, une poste équipée du téléphone et du réseau
télégraphique, plusieurs cabinets de médecins, un vétérinaire municipal,
une pharmacie, une section des contrôles
financiers, des armoiries, une gare, une salle de lecture, une guilde des
artisans, une union d’artisans, un comité de la Croix Rouge, une fanfare de
cuivres, une troupe de théâtre amateur, un groupe de tambourins, un cinéma
ainsi que des banques d’épargne (Épargne croate, l’Union des coopératives
agricole, le crédit d’épargne social…). Divers corps de métier étaient
représentés dans l’Union des artisans : un moulin, une tannerie, une scierie, une manufacture de cannes,
une sècherie…
La
crise économique et les
privilèges accordés aux militaires valaques durant le règne du
Royaume de Serbie, des Croates et des Slovènes, puis sous le Royaume de
Serbie et enfin sous la Yougoslavie socialiste ont entraîné le déclin de
Sunja. En conséquence, de nombreuses associations qui devaient être
dissoutes, suivirent le chemin tracé par de nouveaux hommes politiques.
La
guerre – Sunja s’est
défendue jusqu’au dernier moment, même lorsqu’elle fut presque entièrement
démolie. Ses habitants ont combattu pour la liberté aux côtés de tous les
courageux soldats des quatres coins de la Croatie. Ce fut grâce à eux
que la liberté fut bravement acquise.
Aujourd’hui, le plus important pour nous, habitants de Sunja, est que Sunja fut rendue à la région de Posavina, aux gens qui sont nés et ont grandi sur les rives de la Save.